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Il y a plusieurs siècles Platon disait, «tant que les philosophes ne seront pas rois dans les cités, ou que ceux qu’on appelle aujourd’hui rois et souverains ne seront pas vraiment et sérieusement philosophes; tant que la puissance politique et la philosophie ne se rencontreront pas dans le même sujet, il n’y aura de cesse (…) aux maux des cités ni à ceux du genre humain, et jamais la cité que nous avons décrite ne verra la lumière du jour». Force est de constater que les enseignements du philosophe grec n'ont pas été suivis.

Le problème est que le politicien est politicien, il n’est pas mathématicien, scientifique, artiste ou philosophe et pourtant c'est lui qui décide dans tous les domaines, souvent sans expertise.

En France, depuis peu, un homme tient pourtant compte de ce problème. Cédric Villani est l’ex-directeur de l'institut Henri-Poincaré, il est également depuis septembre 2010 professeur à l'université Claude-Bernard-Lyon-I et président du fonds de dotation de l'institut Henri-Poincaré. Il a été lauréat de la médaille Fields en 2010. En 2017, il est élu député pour le mouvement La République en marche dans la cinquième circonscription de l'Essonne. Il est un fier défenseur de l’intelligence artificielle, au point d’expliquer qu’elle sera indispensable à l’avenir et pourrait apporter des améliorations à notre société mais devra être manipulé avec prudence.

L’intelligence artificielle est présente dans différents domaines (transports, santé, commerce, industrie, finances, environnement,…) mais également notamment dans le sport. Pour exemple, le sport le plus médiatisé au monde, le football n’est en particulier pas d’une importance capitale au sein de notre société. Ajoutons une touche d’intelligence artificielle, et il peut montrer un tout autre visage, un danger peut-être. Danger que ne nie en aucun cas Cédric Villani, adepte de la cette nouvelle intelligence. Si le jeu au ballon rond à déjà fait couler beaucoup d'encre pour ses scandales de corruption, des salaires abusifs,… nous ne sommes pas encore au climax de la polémique footballistique, on y arrive seulement.

Quand l'on ne connaît pas le football, l’on ne se rend pas non plus compte de ce qu’il peut réellement cacher au sein d’une société n’importe où dans le monde. Je pourrais parler des heures de cette pratique, vous expliquer la règle du hors-jeu, vous dire pourquoi pour certains le foot est plus qu’un divertissement, plus qu’une passion mais un mode de vie, des supporters qui, avant de régler leurs loyers, règlent leurs abonnements annuels au stade, ou pourquoi le football est considéré comme nouvelle religion. Mais en réalité, ce serait bien trop compliqué d'expliquer tout cela. Il faut oublier l'aspect sportif, ce n’est guère pour ça que le football vie en harmonie avec notre société actuelle. Ce serait bien trop facile, bien trop beau. L'intelligence artificielle peut en effet donner un tout autre visage au sport. Elle pourrait aider les bookmakers (jeu de hasard sportifs tel les pronostiques) à améliorer leurs services (et ainsi a récolter plus d'argent, en fait, à arnaquer d'avantages les participants). L'intelligence artificielle permettrait en réalité de joueur un match "sur papier" avant le match réel, sur le terrain, autour des milliers de supporters. Et ainsi prédire quel est le déroulement le plus probable d’une partie; quelle équipe risque gagner, quel joueur risque marquer, et à quel moment de la partie,... L'intelligence artificielle sait ce que tout le monde ignore, indirectement, l'intelligence artificielle pourra bientôt permettre à certains bookmakers de gagner d’avantage argent sur le dos des autres (pronostiqueurs), ou au contraire, s'il cette pratique se voit accessible a quiconque, le dangers ce tournerait vers les bookmakers. Alors qu’il est aujourd’hui encore difficile de prédire le résultat d’un match de football avant le premier coup de sifflet de l’arbitre, du moins si celui-ci n’a pas été influencé par un certaine somme d’argent (exemple actuel de corruption). Il sera peut-être à l’avenir bien plus évident de prédire quelle équipe prendra le dessus sur l’autre, et cela pose clairement problème.

Il se fait que certaines « boîtes » s’occupent déjà d’associer toutes sortes de statistiques à l’ensemble des joueurs dit professionnels. Opta, par exemple note si un joueur est droitier, gaucher ou ambidextre, sa position sur le terrain, son efficacité, combien il marque de buts en un certain temps, sa vitesse, son physique,… En fait, il suffit d’entrer une multitude de données dans les logiciels qui permettent alors de définir le résultat d’un match. L’intelligence artificielle prend en compte au fur et à mesure les données de chaque partie sur des serveurs informatiques spécialisés dans le deep Learning. L’intelligence artificielle gagne alors en efficacité et apprend au fil du temps à comprendre puis à interpréter les mouvements des différents joueurs, jusqu’à pouvoir prédire les résultats des matches prévus dans la réalité. Footovision propose un logiciel qui analyse complète entièrement automatisée d’un simple vidéo. Le logiciel français détecte par lui même les mouvement et actions des joueurs. Et permet ainsi de se rendre compte de nombreuses statistiques (nombre de touches de balles, vitesses des joueurs, force de frappe, distance parcourue,…) ou de prédire ce qu’il pourrait se passer dans cette même partie et les suivantes.

En fait, cela est similaire à ce qui a déjà été fait au paravant avec les échecs ou le jeu de Go, sont des exemples fréquents où l’IA prend le dessus sur l’humain par la mise en place de différents algorithmes. Pour ces deux exemples, l’ordinateur jouant contre un humain, anticipe toutes les possibilités qu’il a (ce qu’il peut jouer, où il pleut placer son prochain pion et les possibilités que cela offre pour les prochains tours du jeu, ainsi que les possibilités qu’il laisse à son adversaire). Tout est donc pris soigneusement en compte pour jouer de la manière la plus favorable qu’il soit.

L’intelligence artificielle n’est certes pas encore(?) indispensable à notre société, mais le deviendra plus que probablement. Et ce n’est pas sans risques.

Je voulais, en fait, dénoncer l’aspect sportif que l’on vois disparaître au fil du temps.
C’est un fait, le sport à son sens premier du terme n’existe plus. Il sera de plus en plus influencé par le numérique. Aujourd’hui montres et applications comptabilisent l’ensemble de vos efforts physiques, et vous conseillent pour vous améliorer un maximum dans un délai le plus court possible. Le sport meurt. Ce qu’on appelle l’intelligence du futur ce prend d’avantage d’ampleur.
Sources Complémentaires:
-BFM TV
-La Libre Belgique
-Différents propos de Cédric Villani
-Petite philosophie de ballon rond, Bernard Chambaz, éditions Champs essais.
-Ce que la sciences sait du monde de demain, Jim Al-Khalili, éditions quanto.
Cédric Villani
Maisons, champs, cimetières, ballon, il n’y avait plus qu’à inventer l’écriture.
BERNARD CHAMBAZ

Un jour l'intelligence artificielle pourra-t-elle faire ce que l'homme sait faire de mieux : se tromper et aimer?

Les tentatives de création de machines pensantes nous seront d'une grande aide pour découvrir comment nous pensons nous-mêmes.
ALAN TURING

Chris Froome, quadruple vainqueur du Tour de France. Le Britannique regarde sans cesse son capteur pour jauger la puissance qu’il développe. Il utilise parfois ces chiffres pour décider de lancer une attaque, ou d’y renoncer.